1er mai : les performances au travail dépendent du dialogue social, déclare Emile Ouosso

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Le ministre du Travail et de la sécurité sociale, Emile Ouosso, a  déclaré le 27 avril que les performances au travail dépendent du dialogue social qui découle des principes fondamentaux de l’Organisation internationale du travail et de la déclaration de Philadelphie en 1944

Dans sa déclaration rendue publique à l’occasion de la journée internationale du travail célébrée le 1er mai, de chaque année dans le monde, le ministre a indiqué que ces principes se déclinent autour du travail qui n’est pas une marchandise ; de la liberté d’expression et syndicale, une condition indispensable d’un progrès soutenu.

De la reconnaissance effective du droit à la négociation collective ainsi que de la possibilité pour tous d’une participation équitable aux fruits du progrès en matières de salaires ; de gains ; durée du travail et autres conditions de travail.  « Le dialogue social est la seule source de droit capable de concilier l’efficacité économique et de protection sociale grâce à l’adoption des solutions concertées adaptées à chaque contexte, et à la gestion préventive des conflits sociaux », avant de rappeler « la volonté du président de la République qui fait du dialogue social un atout majeur de la stabilité du climat social, gage de l’efficacité économique et de la démocratie sociale dans l’entreprise », a   indiqué le ministre.  

L’Union des syndicats du Congo (USC) exhorte les pouvoirs publics et les employeurs à promouvoir le bien-être des travailleurs

L’USC que dirige Anne Marie Nzila, a encouragé les pouvoirs publics et les employeurs à respecter les droits syndicaux et à promouvoir le bien-être des travailleurs et de leurs familles, dans sa déclaration rendue publique le 28 avril, lors de son meeting en salle organisé à la mairie de Ouenzé, en prélude à la célébration de la journée internationale du travail.

Cette année, la 106e édition est commémorée sur le thème « Responsabilité sociale des entreprises et des syndicats pour un travail décent ».   

La rencontre a été marquée par la présentation de l’USC par son secrétaire général, Remy Batela ; la lecture de la déclaration par la présidente, Anne-Marie Nzila et un échange avec l’assistance dans divers domaines professionnels.    

La présidente de l’USC a évoqué les mauvaises conditions de travail dans tous les domaines. Selon elle, les travailleurs sont confrontés à plusieurs difficultés dont celles de la protection juridique par l’administration du travail ; du non-respect des accords sur le salaire minimum.

En outre, l’on peut noter également l’ingérence de l’administration du travail et des employeurs dans la gestion des syndicats ; la réduction des primes, des indemnités, des salaires ; le blocage des effets financiers et bien d’autres.   

A cela s’ajoute, la question de santé et de l’hygiène des travailleurs qui met leur vie en danger. Ceci est dû parfois, poursuit-elle, aux insuffisances des textes, au déficit d’encadrement juridique ou au manque de cadre de concertation.  « Tous les syndicats doivent s’asseoir pour réfléchir aux questions d’emploi des travailleurs car à l’heure actuelle toutes les sociétés connaissent le problème de salaire », avant d’ajouter: « l’USC veut faire le syndicat autrement en privilégiant le dialogue social car le syndicat n’est pas l’ennemi du partenaire », a-t-elle rappelé.  

Notons que le personnel de la navigation fluviale a évoqué plusieurs difficultés rencontrées dans l’exercice professionnel, avant de souhaiter une rencontre entre les responsables des services fluviaux et le syndicat.

Parmi ces difficultés, figurent, le non-paiement de salaire lors des congés techniques ; les arriérés de salaires ; le manque de contrat et la non-prise en compte des accidents de travail.  

Source : adiac-congo.com

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