1er août: recueillement et business au cimetière de Kinkole

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Comme à l’accoutumée, le  1er août 2017 des familles ont fait le déplacement du cimetière de Kinkole qui se situe à 15 minutes de l’aéroport International de Ndjili.

Déjà, dès 12 heures, l’après pont de l’entrée du quartier Kinkole a été inondé des véhicules de ceux qui allaient visiter les dernières demeures de leurs chers, créant ainsi un embouteillage monstrueux poussant d’autres visiteurs à rejoindre cet endroit à pied.

Devant l’entrée de l’avenue qui mène vers cet espace, des vendeurs des fleurs, chikwangues, maboke, vin de palme, etc. affluent et accueillent des hommes et femmes qui se frottent faute de l’espace.

Une fois sur cette vaste étendue perceptible par des croix branches, c’est une autre scène remarquable. D’abord, des journalistes d’un média venus faire un reportage ont subi un long interrogatoire d’un élément de la Garde républicaine qui les autorisera, plus tard, à faire leur travail.

Pour leur part, les visiteurs ont entrepris de balayer, repeindre, dépoussiérer les tombes en pierre.

 Malheureusement, c’est sur les tombeaux que les visiteurs marchent pour joindre d’un coin à un autre faute des allées.

Les habitants, surtout les jeunes de ce coin de Kinshasa, ont trouvé un moyen pour se faire de l’argent. Pour balayer, essuyer avec de l’eau, repeindre, dépoussiérer, y compris enlever les mauvaises herbes, cette tâche se négocie à partir de 3000 franc congolais.

 Dans ce cimetière de Kinkole qui s’agrandit du jour au jour, la loi du plus fort est vivante.

 Sur le site, convient-il de noter, l’emplacement des caveaux ne dépend pas de l’ordre chronologique d’enterrement. Il y a des superpositions des corps, indique Fabrice Malonga, qui se spécialise dans la réhabilitation des tombes moyennant la valeur à conférer à l’environnement extérieur de la tombe.
  » Des journées comme ça il n’y en a pas deux.  Nous profitons pour dire à nos chers qu’on ne les a pas oubliés. Une façon pour nous de nous rapprocher d’eux… »  se console Ruth Masengu devant la tombe de son père.

Source : Media Congo

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