130 millions de filles à travers le monde ne sont pas scolarisées

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Des millions de petites filles à travers le monde ne sont pas scolarisées. Et quand elles le sont, elles passent peu de temps sur les bancs de l’école et atteignent rarement le secondaire. L’organisation internationale ONE.org a étudié les conditions d’éducation des filles d’une centaine de pays.

Ce matin encore, 130 millions de petites filles dans le monde n’ont pas le pris le chemin de l’école. L’organisation internationale ONE.org a classé une centaine de pays selon les conditions d’éducation des filles. Les plus mauvais élèves sont le Soudan du Sud, le Centrafrique et le Niger. D’ailleurs, parmi les dix pays en queue de classement, neuf appartiennent au continent africain.

Parmi les critères retenus pour établir ce classement, le taux de scolarisation des filles en primaire, le nombre d’années passées sur les bancs de l’école ou encore le taux d’alphabétisation.

Une déscolarisation précoce

En Afghanistan, plus de la moitié des filles en âge d’aller à l’école primaire ne sont pas scolarisées, contre seulement un tiers des garçons. Cet écart entre les deux sexes se creuse davantage au secondaire. Au Niger, en Centrafrique ou encore en Guinée, plus de 60% des filles n’iront jamais dans l’équivalent du collège en France, contre un peu plus de 40% des garçons.

 

 

La déscolarisation n’est pas qu’une question de sexe. Au Soudan du Sud et au Liberia, plus de 60% des enfants, tout sexe confondu, ne vont pas à l’école. Les gouvernements de ces pays dépensent très peu en éducation. De plus, les écoliers doivent parfois parcourir de longues distances, souvent dans des conditions dangereuses, pour pouvoir rejoindre leur classe.

Qu’une à deux années passées à l’école

Même lorsqu’elles sont scolarisées, les filles finissent rarement le cursus primaire. Au Mali, par exemple, seuls 38% des filles terminent l’équivalent du CM2. Dans ces pays pauvres d’Afrique, les élèves féminines ne restent pas assez d’années en classe. Au Soudan du Sud, les femmes passent en moyenne un an à l’école dans toute leur vie. C’est quatre fois moins que leurs camarades masculins.

Une fois adultes, elles ne savent ni lire ni écrire

Privées d’éducation élémentaire, de nombreuses filles entrent dans l’âge adulte sans savoir lire ni écrire. Résultat, près d’un demi-milliard de femmes dans le monde sont analphabètes en 2017. Au Niger, seuls 17% des femmes âgées de 15 à 24 maîtrisent la lecture et l’écriture, c’est deux fois moins que les hommes du même âge.

L’apprentissage de la lecture et l’écriture est pourtant nécessaire à la santé et à la réussite professionnelle de ces futures femmes. L’ONG estime « qu’à l’échelle mondiale, la réduction des inégalités entre les filles et les garçons en matière d’accès à l’éducation pourrait rapporter entre 112 et 152 milliards de dollars chaque année aux pays en développement ».

La pauvreté n’est pas le seul élément explicatif de l’inégalité d’accès à l’éducation entre les sexes. « Alors qu’il affiche le revenu national par habitant le plus faible au monde – 286 dollars –, le Burundi réalise des résultats supérieurs à 18 autres pays, pourtant plus riches », analysent les auteurs de l’étude.

Dans les dix pays en bas du classement, les femmes rencontrent de nombreux obstacles juridiques, sociaux et économiques. Elles se marient tôt, avant de l’âge de 15 en Éthiopie. En Afghanistan, elles ne peuvent pas sortir du domicile sans l’autorisation d’un tuteur masculin.

Source : Media Congo

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